Pourquoi être sur le terrain? 6ème partie – Collecter des informations plus pertinentes

By | 1st October 2017

ou

Etre un ethnographe

Lorsque nous sommes sur le terrain pendant quelque temps, nous avons une perspective différente par rapport à celle venant de juste “venir et repartir” sur une courte période.

Nous avons aussi plus de conversations, et, après un certain temps, les contenus de ces conversations sont souvent différents de celles que nous avons eu la première fois.

J’ai aussi toujours remarqué que les gens disent souvent d’abord ce qu’ils pensent que vous voulez entendre. Ils peuvent aussi ne pas agir de manière usuelle, uniquement parce qu’il y a quelqu’un “de l’extérieur”.

Mais avec le temps, vous construisez des relations, vous créez et entretenez une confiance mutuelle. Et ensuite vous commencez à “faire parti des meubles”. Les gens commencent à oublier que vous êtes là (en tant que membre externe). Et ainsi, bien que vous ne ferez jamais entièrement parti de la communauté, les gens sont plus à l’aise et recommencent à agir de manière habituelle. En écoutant les conversations “normales” (celles qui ont lieu lorsque vous n’êtes pas là), vous pouvez recueillir des informations différents de celles que vous avez obtenues en premier lieu. En regardant les gens vivre au quotidien, et en vivant aussi le même quotidien, vous pouvez vraiment voir le quoi et le comment. Vous pouvez voir et vivre les luttes et les points positifs. Maintenant, il n’y a plus besoin de montrer une façade.

En un sens, cela est similaire à ce que peut être un ethnographe… (bien que cela ne soit pas ce que nous faisons). Nous observons ce que font les gens, et comment ils le font, nous écoutons ce qu’ils disent, nous faisons l’expérience de ce à quoi ressemble leur vie. Nous sommes observateur et participant, pour gagner une compréhension plus intime de la culture et des comportements locaux.

Et comme pour les études éthnographiques, cela prend du temps (et donc a un coût élévé) et introduit un certain biais. Le temps et les coûts sont augmentés par des périodes prolongées et/ou répétées sur le terrain. Notre propre expérience (passée et sur le terrain) biaise notre manière d’interagir et comment nous analysons ce que nous voyons ou entendons.

Mais cela en vaut la peine! Cela permet de déterminer ce qui est vraiment nécessaire/utile et comment l’apporter – en enseignant, motivant, démontrant – pour faire une différence plus durable.

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