Défi des CBOs: Bonne volonté et Efforts

By | 25th August 2017

L’argent est toujours un problème… peu importe la taille d’une ONG, l’argent est l’un de ses points épineux (et cela vaut pour tout ce que nous faisons…). Que nous parlions d’une ONG internationale reconnue ou d’une petite association de quartier, l’accès à des financements est une nécessité.

Mais pas pour tout… l’une des attitudes les plus communes que je rencontre est que beaucoup de gens attendent de l’argent pour un projet, en particulier venant d’Européens/Américains.

Je pense que c’est malheureusement une attitude que nous avons créée avec le temps en “donnant juste”. Nous voyons un besoin, nous implementons une solution, construisons ou donnons quelque chose et nous partons. Comme je l’ai dit dans un autre article, les gens locaux ne le voient pas forcement comme leur projet ou bâtiment. Un fois que l’ONG est partie, ils ne continuent pas forcement le travail, n’entretiennent pas le bâtiment ou ne l’utilisent pas. Ou ils ne savent pas l’entretenir ou le réparer. Le point négatif ici est qu’ils en viennent juste à attendre que lorsque les choses se dégradent, une ONG (la même ou une autre) vienne réparer ou reconstruire.

Une part de notre vision est que les gens peuvent faire beaucoup eux-mêmes. Ils peuvent apprendre ce qu’ils ne savent pas, mais dans beaucoup de cas, les gens savent… et manquent de bonne volonté ou de motivation face à l’effort… ils ne reconnaissent pas leur capacité/potentiel. Quelquepart, il s’agit de prendre le chemin “facile”: si j’attends assez longtemps, quelqu’un viendra le faire…

Et nous essayons d’enseigner l’appropriation de leur projet (et de leur futur), de prendre leurs responsabilités et d’agir pour que les choses se fassent. L’argent n’est pas la seule chose nécessaire pour commencer à changer. Peu importe ce que nous pouvons amener, s’il n’y a pas de bonne volonté et d’efforts, il n’y aura pas de long terme. Et cela commence avec cette réalisation: aidez-vous vous-même à croître.

C’est un changement par rapport à ce dont les gens sont habitués – et cela prend du temps pour que les gens réalisent qu’ils peuvent faire quelque chose eux-mêmes. Mais je peux voir des changements. Que certains commencent à prendre les choses en main. Qu’ils commencent à trouver des solutions avec ce qu’ils ont. Lentement mais sûrement, motivation et confiance commencent à trouver leur chemin et les projets locaux peuvent être locaux. Au niveau communautaire ou individuel.

A mon avis, cela est peut-être le plus grand défi que certaines communautés et individus (se regroupant en CBOs ou non) rencontrent: prendre les choses en main, compter sur eux-mêmes pour accomplir des changements… et c’est le plus grand travail que nous essayons de réaliser: que les gens s’approprient leur futur, même dans les milieux moins favorisés.

Note: cela n’est pas vrai pour tous… beaucoup de communautés ou d’individus se regroupent en CBOs et comptent sur eux-mêmes, accomplissant beaucoup par leurs efforts – mais certains que nous aidons sont ceux qui ont du mal à voir ce côté d’auto-suffisance – cela est la raison pour laquelle nous parlons d’eux et non de ceux qui se sortent avec succès et que nous n’avons pas aidé. Cela ne prend pas non plus en compte ceux que nous commençons juste à aider et qui ont la volonté… il s’agit seulement de l’autre côté de la pièce…

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